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02 septembre 2009

TURQUIE: LES KURDES TRAITÉS COMME DES CITOYENS DE SECONDE ZONE

Jeune kurde âgée de dix ans : "Je parlerai en kurde devant le tribunal”

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D’après une information lue sur le site Haber Diyarbakır, une enquête est ouverte par le procureur de la République contre Medya Örmek, jeune kurde âgée de dix ans. Motif? La jeune fille a osé défier les autorités turques en donnant des cours de langue kurde à la maison.


Encouragée par un projet municipal à l’initiative duquel se trouve la mairie de Sur (district d’Amed) qui connait pour maire Mr Abdullah Demirbas (DTP), Medya Örmek enseignait la langue kurde à plus de 27 enfants au sein de son domicile devenu école. Dans le cadre du programme municipal, appelé « A la tombée de la nuit, une histoire et chaque maison est une école » ( Serê shevê çikorek û her malek dibistan e), chaque foyer est effectivement invité à devenir une école d’enseignement de la langue kurde. « Je crois que si nous réussissons à transformer chaque maison en école, l’Etat essaiera de trouver un moyen pour enseigner le kurde dans les écoles, uniquement pour nous arrêter. C’est ainsi qu’ils vont être obligés de changer leur politique. C’est pourquoi nous n’avons pas besoin seulement d’un soutien économique, mais aussi d’une implication active de notre peuple afin d’atteindre notre but » expliquait Mr Demirbas dans une interview accordée en juillet 2009 à Servet Tosun pour Kurdish Herald et que l’on peut retrouver en français sur le blog de Mme Sandrine Alexie, kurdologue.

La petite kurde d’Amed a expliqué qu’elle donnait deux heures de cours de langue kurde par jour à près de 27 élèves et qu’elle allait continuer en dépit de cette enquête. « Ca me fait très plaisir. J’ai commencé avec 4 élèves et j’ai réussi à en avoir 27. Une enquête est ouverte à mon sujet mais s’ils m’appellent devant le tribunal je parlerais en kurde » a déclaré à la presse et en langue kurde Medya Örmek qui a refusé de s’exprimer en langue turque prétextant ne pas la connaitre. C’est le maire, Abdullah Demirbas, venu lui rendre visite pour lui exprimer son soutien, qui a assuré alors la traduction pour l’enfant pourtant scolarisée.

Interrogé par le Procureur de la République dans le cadre de cette enquête, Mr Abdullah Demirbas, déjà poursuivi et démi de ces fonctions pour avoir publier des brochures en kurde, syriaque et arménien en plus du turc, a rendu visite à la petite Medya Örmek accompagné de l’association Kurdi Der (Association de recherche et de développement de la langue kurde) pour lui manifester tout leur soutien et leur solidarité. Mr le maire a déclaré à la presse que la mairie de Sur continuerait à assurer les services administratifs en différentes langues et continuerait pour se faire, à enfreindre les règles.

« Pour développer notre langue et notre culture au sein de la famille, Medya a fait de sa maison une école et nous lui avons apporté notre soutien. Parce que le système actuel entend produire des êtres soumis, qui acceptent tout. Pour être plus exacte, il veut produire des êtres qui parlent une seule et même langue et qui partagent une même culture. C’est pourquoi il nous a été interdit d’apprendre notre langue et notre culture. Alors pour contrer ce système, nous avons fait de nos maisons des ateliers et des écoles. Et c’est ce que nous allons continuer de faire. Que tout le monde le sache. Aucune force nous empêchera de connaître nos valeurs, notre langue, notre culture, notre citoyenneté. Parce que nous avons raison, nous sommes en droit, nous sommes légitimes. Et les mairies ont un devoir comme celui là. Et en tant que mairie, nous allons continuer à exécuter cette obligation.

C’est ce que nous allons faire dès aujourd’hui avec le concours de nos différentes organisations. S’il le faut, nous allons le faire en kurde, en arménien, en syriaque. Nous allons le faire pour que les peuples qui habitent cette géographie apprennent leur langue. Aussi, nous essayons et essayerons, quelqu’en soit le prix, de rendre service en notre langue, de développer notre propre langue et culture et de devenir des citoyens libres. Cette enquête ne suffit donc pas à nous détourner de notre ambition. Ce projet devra avoir un impact concret et important sur la démocratisation de la Turquie. En mettant à l’oeuvre ce projet, nous ne désignons aucune langue comme ennemie. Nous voulons le développement des langues turque, kurde et de toutes les autres. C’est pourquoi nous ne défendons pas l’idée selon laquelle il y aurait une langue supérieure à une autre, ou une culture supérieure à une autre. Voilà ce que nous défendons principalement: l’unité dans la diversité. Nous voulons que chacun puisse accéder à ces droits. Et nous voulons que nos citoyens développent notre langue et notre culture en donnant, comme Medya, des cours à la maison» a déclaré Mr Abdullah Demirbas à la presse. (Kurdistan Post, Haber diyarbekir – Bersiv, 29 août 2009)

Commentaires

c est grave chez les turcs tu achètes une pierre au marché tu prends de la prison et voila qu'un enfant qui enseigne le kurde a d'autres enfants, on lui colle un procès. Ils sont où les droits de l'Homme dans se pays et ils veulent entrer dans l'Europe ils ont vu l ours déja qu ils respecte les droits de l homme de + la turquie et plus du côté asiatique que de l'europe ils ont rien na faire dans l europe bonne chance pour le petit kurde (( pays de fou ))

Écrit par : CBR RR | 03 septembre 2009

Les commentaires sont fermés.

 
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