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12 avril 2010

SOUVENIR:BARBARIE DE L'ARMÉE AZERBAIDJANAISE.

HAUT KARABAGH
Il y a 18 ans, le martyr du village arménien de Maragha
les crimes de l’armée azérie



Il y a 18 ans, le 10 avril 1992 alors que la guerre du Haut Karabagh faisait rage, les omons (soldats) Azéris entraient au village arménien de Maragha qu’ils incendièrent et massacrèrent une centaine de civils Arméniens. 63 autres villageois -dont 9 enfants- prisonniers des Azéris étaient emmenés de force. Parmi ces villageois enlevés, 7 revinrent et 17 furent échangés. Selon nombre d’informations 8 furent assassinés sur leur lieu de détention. Aujourd’hui le sort de 29 de ces villageois reste inconnu.

« Les assassinats durèrent 5 heures. Le village entier était la proie des flammes. Beaucoup de villageois assassinés étaient méconnaissables. Le directeur de l’école Edvard Hovaguimian et son épouse furent décapités et les corps brûlés » se souvient encore Valia Khatchikian, une habitante de Maragha sauvée par miracle. « Les bombardements sur le village avaient commencé le 9 avril. Les explosions étaient fréquentes. On compta 3 000 obus lancés sur Maragha ».

Gariné Sarkissian, autre survivante de l’enfer de Maragha raconte « en avril les bombardements se sont intensifiés et on s’abritait dans les caves. Quelques jours plus tard les Azéris entrèrent dans le village. J’entendais une femme qui suppliait qu’on ne touche pas à ses enfants. Elle reçut un coup à la tête et elle est tombée au sol. Plus tard j’ai appris qu’elle s’appelait Zabel. Sous les yeux de ses enfants elle fut écrasée par un char azéri. Ces derniers ont également enlevé mes enfants. Je ne les ai plus jamais vus. Il m’a été dit qu’ils furent enlevés et emportés dans une voiture de type « Jigouli » vers la ville de Barda en Azerbaïdjan. (...) ils ont dénudé ma sœur et sa fille, les ont aspergé d’essence et brûlé ». « Parantsem, Vartanouche, Pakarad et Jora eurent le même sort. Ce jour-là de nombreux civils innocents moururent à Maragha » de souvient Nouchig Aghadjanian et ajoute « jamais je n’oublierai cette terrible journée lorsque les Azéris sont entrés dans Maragha. La population était sans défense, elle n’avait aucune arme pour faire face à l’ennemi. J’ai vu un jeune Arménien qui tentait d’affronter un char azéri avec un fusil de chasse. J’ai vu la sauvagerie avec laquelle les Azéris décapitaient les villageois. J’ai vu beaucoup de corps brûlés. La plupart étaient brûlés vivants. Les maisons arméniennes étaient pillées puis brûlées ».

18 années après ces faits, la communauté internationale reste encore silencieuse sur les massacres d’Arméniens à Maragha, Bakou et Soumgaït. De son côté, l’Azerbaïdjan a élevé au rang de « héros national » l’un des responsables de ces crimes de Maragha, le commandant Chahin Taliboghli Takin.

Commentaires

Effectivement, c'est un constat inquiet que partage des organisations de la ligue des droits de l'homme de différents pays et cela depuis plusieurs années mais égalemment la diaspora arménienne.
Face à cette tragédie aux multiples dimensions, il serait temps que le drame vécu par mes compatriotes ne doit pas rester impunis. Il faut pour cela réveiller cette satanée "conscience collective" si prompte à se voiler la face et à ronfler dès que l'odeur de la tragédie dépasse certaines frontières.La folie inguérissable de l'économie mondiale ne doit plus occulter ces atroces réalités.
En droit, il existe le délit de non-assistance à personne en danger. A quand le délit de non-assistance à peuple en danger ?
Arpig-Rose Baravian

Écrit par : Baravian Arpig-Rose | 12 avril 2010

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