Avertir le modérateur

02 août 2010

intolérance: L’Azerbaïdjan interdit les noms arméniens

http://www.armenews.com/IMG/arton62825-378x240.jpg

Si vous êtes un azéri et que vous cherchez un nom pour votre enfant, les autorités de Bakou ont quelque chose pour vous - une liste de noms permis qu’ils ont pris le soin de compiler.

Les prénoms associés "aux individus qui ont commis une agression contre le peuple azéri" seront couchés sur la liste noire par une nouvelle nomenclature de codes couleur qui est apparenté au système américain des couleurs d’alerte de la terreur.

Vous êtes très bien si vous choisissez un nom de la catégorie verte ce qui signifie que ces noms adoptent les valeurs de l’Azerbaïdjan au niveau “ national, culturel et idéologique ”selon l’agence de presse de Trend. Le jaune est pour les noms "indésirables" qui sonnent drôles pour les autres langues et "ne sont pas recommandés." Le rouge est pour les noms des agresseurs qui portent "une signification insultante dans notre langue."

En théorie cela signifie que "Ali" est vert, "Artush" est rouge et "Astrid" est jaune.

Si le nom que vous avez choisi est en alerte rouge, l’Académie Nationale de Sciences d’Azerbaidjan, qui a surveillé les savants travaillant sur le système d’alerte des prénoms, vous permez de la saisir pour des éclairages.


29 août 2009

Les Juifs de Turquie et le Génocide Arménien

rifat.jpg

Un ouvrage à contre courant par le chercheur et historien indépendant Rifat Bali a été récemment publié en Turquie, déterrant des faits et des informations de première main qui illustre à coup sûr la façon dont les institutions font du chantage auprès des représentants de la communauté juive et à travers eux les organisations juives des Etats-Unis - pour assurer leur soutien contre la campagne arménienne de reconnaissance du génocide. Le titre du livre, Devlet’in Omek Yurtaslanri - Cumhuriyet YillanndaTurkiye Yahudilen 1950-2003 , peut être à peu près traduit en anglais en "Les Citoyens Modèle de l’Etat - Les Juifs de Turquie dans la Période Républicaine 1950-2003" (je m’en référerai au livre, dans cet article, par "Les Citoyens Modèles").

Ce livre est le produit d’un méticuleux travail effectué par Rifat N. Bali (1) au cours de nombreuses années dans à peu près 15 centres d’archives dans le monde, dont les Archives Juives d’Amérique (Cincinnati, Ohio), les Archives Internationales B"nai B"rith (Washington, D.C.), l’Administration des Archives Nationales et des Enregistrements (Maryland), les Archives Nationales Israéliennes (Jérusalem), les Archives Sionistes Centrales (Jérusalem), les Archives d’Etat Turques (Ankara), des archives publiques à Tel Aviv, des archives privées (telles celles de Manajans Thompson A.S., une agence de publicité basée à Istanbul. Ainsi que ses archives personnelles. Il a aussi parcouru des centaines de livres, thèses et articles en turc et en d’autres langues, et interviewé de nombreuses personnes.


Lire la suite

02 décembre 2008

UN LIVRE ESSENTIEL: Taner Akçam, universitaire turc de renom publie " un acte honteux" aux éditions denoel.

http://www.armenews.com/IMG/arton46829-183x274.jpg

Editions Denoël 2008

Traduction française.

Titre original :

A Shameful Act - The Armenian Genocide and the Question of Turkish Responsability.

Metropolitan Books, New York, 2006

Une précédente version de ce travail a été publiée en 1999 sous le titre Insan Haklari ve Ermeni Sorunu : Ittihat ve Terakki’den Kurtuluþ Savaþina (IMGE Kitabevi, Ankara)

« Un acte honteux » : tels sont les mots employés par Mustafa Kemal lui-même, père de la Turquie moderne, pour qualifier le génocide des Arméniens à partir de 1915 (un million de victimes). Pourtant, aujourd’hui encore, les historiens turcs ne peuvent travailler sereinement sur cette question, la contestation de la ligne officielle héritée de la fondation de la République étant passible de poursuites.

L’exception est très certainement Taner Akçam, historien turc vivant en exil et spécialiste des archives ottomanes. Partant d’une analyse rigoureuse de documents militaires et judiciaires inédits, ainsi que des minutes des débats parlementaires, des correspondances privées et des comptes rendus de témoins oculaires, il clôt définitivement le débat sur la principale question : celle de la responsabilité.

Akçam montre de manière irréfutable - puisque ce sont les documents ottomans qui parlent - que, loin de n’être qu’une conséquence aussi fâcheuse qu’involontaire de la Première Guerre mondiale, le génocide fut soigneusement planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l’époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de « Jeunes-Turcs ».

Ce n’est pas le point de vue des victimes mais celui des assassins qui est décortiqué ici. Akçam éclaire par là même les mécanismes psychologiques profonds qui ont poussé les agents de l’Empire ottoman finissant à se transformer en bourreaux avec autant d’aisance. Il montre aussi comment la Turquie a réussi à éluder ses responsabilités en jouant sur les rivalités étrangères dans la région et l’échec à traduire en justice les responsables.

Sans provocation ni militantisme, à l’heure où se pose la question de l’adhésion à l’Europe, Taner Akçam appelle les Turcs à tourner le dos au discours négationniste officiel et à affronter enfin, sans crainte, la réalité de l’histoire de leur pays.

Date de parution : 22 novembre 2008

Maison d’édition : Denoël

N° ISBN : 2207259633

Nombre de pages : 490

Prix éditeur :25,00 €

Le génocide des Arméniens : Un écrivain italien menacé de mort

http://www.armenews.com/IMG/arton47047-480x289.jpg

Le journaliste-écrivain génois Alberto Rosselli comme Roberto Saviano, auteur de "Gomorra" est menacé de mort annonce la presse italienne. Alberto Rosselli a écrit « L’olocausto armeno » (L’holocauste arménien) un livre publié par les Editions Solfanelli de Chieti.

Le livre publié en petit format est constitué de 96 pages et est vendu au prix de 7,50 euros.

« Le livre - a déclaré Alberto Rosselli - est sorti en 2007. Après quelques mois j’ai commencé à recevoir des coups de fils menaçants, soit directement, soit via ma femme. Des voix toujours différentes disaient que nous étions des bâtards, qu’ils allaient nous tuer et ainsi de suite. Et aux coups de téléphone suivirent même des messages par email sur un même ton. J’ai déposé plainte à la police mais cela fut inutile. Il semble, en effet, que les coups de téléphone viennent de l’etranger, ainsi que l’email. En pratique, ils me suggèrèrent de laisser tomber et de ne pas donner une valeur excessive à la chose. Le problème est que ces monsieurs se révèlent connaître parfaitement mes mouvements et ceux de ma femme. Ils savent même que j’ai un chien et comment il s’appelle. Et ceci peut signifier seulement une chose : depuis un an ils me contrôlent de visu ».

La situation qui a le plus effrayé Alberto Rosselli s’est produite samedi 27 septembre, c’est-à-dire le jour au cours duquel à Anguillara Sabazia, ville agréable sur le lac de Bracciano il recevait le Prix littéraire international Arché pour son livre « L’olocausto armeno ».

Dans l’après-midi, pendant qu’il se trouvait dans un auberge, une voix avec accent étranger l’a appelé au téléphone de sa chambre et encore une fois l’a menacé de mort en le couvrant d’insultes. La dernière fois qu’il a reçu ces menaces a été le dimanche 26 octobre, sur son portable pendant qu’il se rendait au Palais Tursi pour participer à un débat organisé par le sénateur Enrico Musso (Pdl) sur le projet de construire une mosquée à Genova.

15 juillet 2008

ULTRANATIONALISME TURC AU QUOTIDIEN

28 février 2008

Un film turc antisémite et antiaméricain remporte un grand succés auprès des Turcs d'Allemagne


362de789d3d918c98e17624af2867ab5.jpgMi-Rambo mi-James Bond, Polat Alemdar fait salle comble parmi les Turcs d'Allemagne, qui ont été un quart de million en dix jours à envahir les cinémas pour suivre l'agent secret d'Ankara, engagé dans une lutte implacable contre l'incarnation du Mal, les Américains en Irak. Nationaliste à l'excès, violemment anti-américain et antisémite, le film turc "La Vallée des loups" a suscité des critiques dans la classe politique. Edmund Stoiber, le ministre président CSU de Bavière, le juge «irresponsable», car «fait le jeu des radicaux» parmi les quelque 2,6 millions de Turcs immigrés. Charlotte Knobloch, vice-présidente du Conseil central des juifs, veut qu'il soit «déprogrammé».



Le metteur en scène Serdar Akar ne fait pas dans la nuance. D'un côté, tout est bon, noble et humaniste, bref turc et, accessoirement, musulman, comme le cheikh Abdurrahman, qui invoque Allah pour condamner les attentats suicides de ses ouailles. A l'opposé, tout ce qui est américain est veule, assoiffé de sang. Et surtout Sam Marshall, le chef des forces d'occupation qui fait raser un village pour tenter de capturer son adversaire. Polat Alemdar, le tuera d'un coup de poignard recourbé, symbole du triomphe du croissant sur la croix.

Le film est montré dans une soixantaine de salles depuis le 9 février. A sa sortie à Ankara, il a été applaudi par «la moitié du Parlement», relève le quotidien Süddeutsche Zeitung. De quoi susciter quelques interrogations sur la perspective d'adhésion du pays à l'UE.


Pierre Bocev,
pour le Figaro
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu